ANI - Emmanuel Blivet
ANI
Les ruines de la ville arménienne d'Ani sont situées dans la province turque de Kars, juste au sud de la frontière arménienne. Elle se trouve près de l'Arpaçay, un affluent de l'Araxe, qui forme la frontière entre l'Arménie et la Turquie.

L'ancienne capitale arménienne atteignit son apogée au dixième siècle, sous le règne du roi Ashot III qui y transféra la capitale des Bagratides en 961.La ville comptera jusqu'à une centaine de milliers d'habitants et sera le siège du catholicos arménien.
Après être passée sous domination byzantine en 1045, puis des seldjoukides en 1064 et des géorgiens, c'est à la fin du douzième siècle, après la prise par les mongols, qu'elle commence à décliner.

Autour d'Ani, « la ville aux mille et une églises », capitale de l'Arménie en l'an mil, s'est développé tout un mythe.

Cette partie du Caucase est d'origine volcanique. Les laves qui la recouvrent, les tufs et les basaltes aux couleurs variées et riches sont propices à la construction et à la sculpture. L’art arménien s’est donc exprimé dans l’architecture religieuse. L’Arménie est une terre de très ancienne civilisation enrichie au contact de celles de la Perse, de la Grèce, de Rome . Elle a donné toute sa mesure dans la construction de ses églises qui atteignent des sommets dans la perfection de leurs formes dès le septième siècle.
Bien qu'elle ait été partiellement détruite par un tremblement de terre au quatorzième siècle, la ville est encore enclose dans ses anciennes murailles et protégée par deux ravins, dont un sur le tracé de la rivière Arpa Cayi, qui marque la frontière avec la République Arménienne, dans l'ancienne Union Soviétique.

Emmanuel Blivet. 2007.
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